Fernand Etgen fait le point sur la sécheresse actuelle

En date du 30 juillet 2018, lors d’un point de presse, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, Fernand Etgen, et le chef du service météorologique de l’Administration des services techniques de l’agriculture (ASTA), Dr Andrew Ferrone, ont fait le point sur la sécheresse actuelle.

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    Station météorologique du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs

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    Discours du ministre Fernand Etgen, entouré par Marc Weyland et Dr. Andrew Ferrone


Après un hiver bien arrosé et un printemps qui présentait une pluviométrie proche de la moyenne, les intempéries de début juin ont provoqué des dégâts estimés à un demi-million d’euros dans le secteur de l’agriculture, principalement dans le bâtiment et la voirie agricole. Depuis la mi-juin, des précipitations significatives n’ont cependant plus été enregistrées au Luxembourg. Ce manque de précipitations, combiné avec les températures au-dessus de la moyenne et caniculaires la semaine passée, ont déclenché un état de sécheresse dans tout le pays.

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs a souligné dans ce contexte, qu’il est encore trop tôt pour faire un bilan à ce stade. Fernand Etgen redoute néanmoins que le manque de pluie aura une répercussion négative sur les cultures non encore récoltées. Pour l’instant, la situation est moins grave que dans d’autres régions en Europe, ou elle est catastrophique, mais toute journée supplémentaire sans pluie aggravera la situation dans notre pays.

Compte tenu de la situation, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs a rappelé que les agriculteurs ont eu la possibilité, de conclure des assurances contre la sécheresse et d’autres intempéries, avec une contribution étatique.

Cette situation illustre la dépendance du secteur agricole par rapport aux conditions météorologiques et climatiques. C’est la raison pourquoi le premier service météorologique national du Luxembourg a été créé en 1907 sous la tutelle de l’Administration des services agricoles, prédécesseur de l’ASTA.

Le chef du service météorologique de l’ASTA, Dr Andrew Ferrone, a expliqué que le service entretient et exploite aujourd’hui un réseau de 32 stations automatiques, réparties de façon représentative sur tout le pays. Toutes les stations mesurent la température et l’humidité de l’air ainsi que les précipitations. Une dizaine des stations mesurent en plus la vitesse et la direction du vent, ainsi que la durée d’ensoleillement et les températures du sol. Toutes ces données sont enregistrées au pas de temps de dix minutes et publiées sur le site agrimeteo.lu.

Les services offerts ne se limitent cependant pas à la collecte de mesures et de prévisions météorologiques. Une série de modèles spécifiques sont aussi offerts dans les domaines de l’agriculture, des prairies, de la viticulture et de l’arboriculture, afin de supporter les décisions à prendre sur le terrain. Les longues séries de mesures de certaines stations (celle de Luxembourg-Ville remonte à 1838) permettent aussi de reconstituer le climat au fil du temps et de comprendre le changement climatique au Luxembourg. Ces données sont notamment exploitées dans les domaines de la recherche et par les bureaux d’études.

La météorologie et le climat étant des domaines qui ne s’arrêtent pas aux frontières des pays, le Luxembourg est représenté depuis 1953 à l’Organisation météorologique mondiale, qui s’occupe de la normalisation mondiale des mesures météorologiques et des échanges de données. Cette représentation est assurée depuis le début par le service météorologique de l’ASTA, qui entretient aussi des relations bilatérales avec les services météorologiques des pays voisins.

Communiqué par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs / Administration des services techniques de l'agriculture

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