Le ministère

L’évolution récente de l’agriculture luxembourgeoise

Durant la deuxième moitié du 20e siècle, l’agriculture luxembourgeoise se trouve, comme toutes les agricultures européennes, dans un profond processus de restructuration. Il s’agit de la période de préparation et d’intégration de l’agriculture luxembourgeoise dans le Marché commun européen.

Pendant cette période, l’agriculture luxembourgeoise est marquée par la disparition de 8.000 exploitations agricoles, une régression de la superficie agricole utilisée de 6.000 ha, une diminution de la population et de la main-d’œuvre agricole, un essor de la mécanisation, un recours croissant à l’innovation grâce à de nombreux moyens et techniques de production nouveaux et une nette réorientation des productions de grande culture vers la production bovine et l’apparition de l’agriculture biologique.

On assiste à un processus de concentration des exploitations et d’accroissement de la productivité.

Depuis 1962 le nombre des exploitations principales de plus de 50 ha a sextuplé et leur taille moyenne est passée de 64 ha à 104 ha.

Missions et attributions du ministère 

  • Les domaines de compétences du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs sont les suivants:
  • la production alimentaire au niveau de l'agriculture, de la viticulture et de l’horticulture;
  • les aspects de la sécurité alimentaire liés à la production primaire;
  • le développement rural;
  • la protection des consommateurs.

Une agriculture moderne, multifonctionnelle et surtout durable doit se caractériser par la complémentarité de la productivité, de la protection de l’environnement et du bien-être des animaux, de la qualité des produits, de l’emploi et de l’équilibre du territoire. La stratégie nationale pour ce secteur est en concordance avec les six priorités définies dans la réglementation du Parlement européen et du Conseil relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural.

Le secteur agricole contribue ainsi à la stratégie Europe 2020, en répondant aux nouveaux défis de notre société, notamment aux défis économiques, sociaux, environnementaux, climatiques et technologiques, en participant au développement d'une croissance intelligente, durable et inclusive.

Outre ces défis les exploitations doivent constamment s’ajuster aux conditions météorologiques ainsi qu’à la situation sur les marchés des produits agricoles qui ne cesse de varier.

Dans ce contexte il est utile de souligner que les agriculteurs nous permettent non seulement de nous nourrir mais contribuent également à la préservation de nos régions rurales et de nos ressources naturelles, dans l’intérêt de nous tous. Ils jouent également un rôle central dans la revitalisation des campagnes et de l’économie rurale.

Politique agricole commune 

La politique agricole commune (PAC) est la réponse de l’Europe au besoin de garantir un niveau de vie décent à 22 millions d’agriculteurs et de travailleurs agricoles ainsi qu’un approvisionnement alimentaire stable, sûr et sain à ses 500 millions de citoyens. En tant que politique commune de l’Union, la PAC renforce la compétitivité et la viabilité de l’agriculture de l’Union en prévoyant des paiements directs visant à stabiliser les revenus agricoles et finance des projets répondant à des besoins nationaux spécifiques au moyen de programmes de développement rural nationaux, qui couvrent également l’économie rurale et la vie en zones rurales dans leur ensemble.

La PAC prévoit également une série de mesures de marché, comprenant des instruments pour faire face à la volatilité des prix ainsi qu'à d'autres difficultés du marché, et d’autres éléments supplémentaires, tels que les labels de qualité ou la promotion des produits agricoles de l’Union, qui complètent l’action de la PAC pour soutenir les agriculteurs.

Certaines priorités politiques pour lesquelles les fonds de la PAC devraient être utilisés ont été définies au niveau européen: la croissance et l’emploi, la durabilité, la modernisation, l’innovation et la qualité. Par ailleurs, le Luxembourg dispose d’une marge de manœuvre pour adapter tant les paiements directs que le programme de développement rural à ses besoins spécifiques.

Des paiements directs plus équitables et plus verts

Les agriculteurs luxembourgeois, tout comme leurs homologues dans toute l’Union, sont soumis aux « règles en matière de verdissement », conçues pour veiller à ce qu’ils exploitent leurs terres de manière durable et qu’ils contribuent aux efforts de l’Union pour lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité et pour la qualité des sols.

Dans ce contexte, 30 % de l’enveloppe des paiements directs par hectare sont liés au respect de trois pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement: la diversification des cultures, le maintien de prairies permanentes et l'affectation de 5 % des terres arables à des mesures de protection de l’environnement (appelées « surfaces d’intérêt écologique »). Le Luxembourg applique le régime de paiement de base normal pour les paiements directs en faveur des agriculteurs et alignera progressivement le niveau de paiements par hectare en faveur des agriculteurs d’ici à 2019.

Le Luxembourg a également établi un paiement forfaitaire en faveur des jeunes agriculteurs.

Soutien aux grandes priorités du développement rural du Luxembourg

Le développement rural est le deuxième pilier de la PAC, mettant à disposition des États membres une enveloppe financière européenne pour gérer des programmes cofinancés, au niveau national ou régional, dans le cadre d'une programmation pluriannuelle.

Pour répondre aux défis à relever, le programme de développement rural luxembourgeois (PDR) s'articule autour de 4 priorités européennes dont la plus importante est la priorité 4 : Restaurer, préserver et renforcer les écosystèmes liés à l'agriculture et la forêt.

Les objectifs et cibles des différentes priorités du PDR 2014-2020 sont les suivantes :

  • Viabilité et compétitivité des exploitations agricoles
  • Restaurer, préserver et renforcer les écosystèmes liés à l'agriculture et la forêt
  • L'efficacité des ressources et le climat
  • L'inclusion sociale et le développement local dans les zones rurales

La loi du 27 juin 2016 concernant le soutien au développement durable des zones rurales transpose entre autres les mesures prévues au PDR. Elle fixe également un cadre légal pour la période 2014-2020 en matière d’aides étatiques, dans la continuité de la réforme de la PAC telle que décrite ci-dessus.

Développement rural dans les communes

Le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs accompagne activement les communes dans l’élaboration des programmes et plans de développement communaux (PDC) depuis 1990.

Outre une assistance logistique et technique, il participe aux frais d’élaboration des programmes de planification communale, avec un taux maximal de 50% du coût total à charge des communes commettantes.

Au cours de la démarche PDC intégrée et participative, un diagnostic des localités sur base d’un inventaire détaillé pour les différents axes thématiques du PDC est développé:

  • le contexte régional, l’évolution démographique, les structures socioéconomiques et équipements collectifs
  • l’habitat et le milieu habité, l’aménagement communal et le développement urbanistique
  • l’environnement naturel et humain, l’écologie en milieu habité
  • les activités socio-culturelles, l’identité locale et les lieux de rencontre.

Le but de cette démarche intégrée et participative est d’aboutir à une stratégie commune de développement durable, largement adoptée et soutenue tant par les édiles locaux que par les acteurs intéressés de la société civile. La mise en œuvre de cette démarche est soutenue dans le cadre de loi du 27 juin 2016.

LEADER

"Liaison Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale" (LEADER) est une initiative de l’Union européenne qui vise à créer des liens entre des projets et des acteurs de l’économie en milieu rural. L’objectif est donc de mobiliser les habitants des régions rurales, de les soutenir à réaliser leurs idées et à expérimenter de nouvelles méthodes.

Les bénéficiaires de LEADER sont les Groupes d’Action Locale (GAL), au sein desquels collaborent des partenaires publics (communes) et des partenaires privés issus des différents secteurs socioéconomiques. Suivant l’approche ascendante, les GAL sont responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre des stratégies de développement local.

Depuis son introduction au Luxembourg en 1991, LEADER est devenu une partie intégrante majeure de la politique régionale et nationale de développement rural. Près de 440 projets innovants ont été réalisés grâce à LEADER. De nombreux habitants des régions rurales ont été impliqués dans des projets LEADER et en ont récolté les fruits.

LEADER soutient par ailleurs la population et l’économie, crée des emplois, anime la vie culturelle et sociale, donne des impulsions pour utiliser tous les potentiels, souhaite que la population s’unisse dans l’action, relie ceux qui s’engagent, permet de réaliser des idées innovantes et crée des contacts entre des citoyens de toute l’Europe.

Protection des consommateurs

Le département de la Protection des consommateurs a comme mission de garantir la sécurité alimentaire en affichant une plus grande transparence par une meilleure information pour le consommateur et ceci de la fourche à la fourchette.

Dernière mise à jour